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 Un enchantement de Durieux

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Christian Durieux



Masculin Nombre de messages : 3
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Localisation : pujols-sur-ciron
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Lun 3 Oct 2011 - 22:20

Chers tous,
voilà pour moi une première: intervenir dans un forum (et pour parler de moi, en plus! Quelle incongruité!). Passant par les étapes de nom, mot de passe etc. pour m'inscrire, j'avais l'impression d'être un vieux bizuté.
Mais c'est la qualité de votre conversation qui me pousse à entrer dans le jeu, à vous répondre, éclaircir, partager. Bien sûr, cette réponse s'adressera avant tout à Eresarhead, fin lecteur et détecteur (Fred est bien entendu nettement supérieur parce que plus volontiers favorable!).
En tout cas, d'avance merci beaucoup pour cet échange que vous avez eu autour de mon petit bouquin, il est très riche.
Bravo, Eraserhead, pour l'étendue de votre culture, votre perspicacité: toutes les allusions, les références que vous faites ont réellement un sens.
Donc, parlons d'abord des références ou des connivences. Pour Yourcenar, vous avez bien vu: la nouvelle sur Wang-Fô n'a peut-être pas été un déclencheur de l'histoire mais elle m'est en tout cas venue très vite à l'esprit et je me souviens en avoir parlé chez Futuro. Elle m'avait marqué il y a longtemps, les « Nouvelles orientales » sont d'ailleurs le seul livre de l'Académicienne que j'aime réellement. Mais cette nouvelle ne fut pour moi qu'une image qui me permit de donner une forme à la fin de mon histoire, j'en parlerai après.
Bravo aussi pour Gracq, Delvaux ou Gauthier dont je suis friand. Finement repéré: tout cela est dans mes bagages; même si je n'ai pas pensé à la nouvelle de Gracq et au film de Delvaux en écrivant, et que ces références me sont revenues à la lecture de votre billet, il y a sans doute un travail de l'inconscient: je suis chargé de ça et de mille autres choses et, surtout, avec le temps, je me rends compte que mon univers rejoint celui des auteurs que vous citez, un goût pour le « réalisme poétique » (comme on disait pour les films de Carné par exemple), un « fantastique » issu d'une forme de romantisme et du surréalisme. Mon filtre pour traduire le réel (et même pour le vivre, je crois!) est celui de toute cette littérature, de tout ce romanesque, la liste serait trop longue (quand, du bateau, tombent à l'eau Gracq, Mandiargues, Nabokov, Auster, Murakami, Modiano, Weyergans, Raoul Ruiz, Truffaut etc. etc., il ne reste que le pauvre moi qui fait ce qu'il peut avec leurs ombres!!) Mais foin de nourriture (étalage confiture), vous savez comme moi que si elle nourrit, ce qui compte c'est ce qu'on en fait. Et c'est là-dessus que vous avez des réticences, que je comprends.
Les sources sont donc toujours très multiples, à la surface ou tout au fond (cela vous surprendra peut-être mais en écrivant « Un enchantement', je pensais aussi aux films de Jacques Demy, la légèreté musicale et apparemment radieuse mais non dénuée de mélancolie; à Greenaway aussi, pour le cérémonial et l'esthétique etc.). Par contre, la vraie question est celle de l' »ambition », et c'est là que nous sommes « en désaccord » (ou plus simplement, que vous n'avez pu adhérer complètement au « projet »): il n'y a en effet de ma part aucune intention, du moins frontalement, d'avoir un quelconque « propos » comme vous le dites de Yourcenar. Et d'ailleurs, vous avez tout à, fait raison à propos de Yourcenar: il y a toujours chez elle (et c'est parfois ce qui m'embête mais qui est plus subtil dans « Comment Wang-Fô fut sauvé ») une intention de propos, de réflexion évidente, un discours sous-jacent (et d'ailleurs en général assez fin et intéressant), pour cela la forme du conte lui convient bien. J'avoue que dans mon livre... il n'y a aucune intention. En tout cas, a priori, pas de discours, de point de vue. En écrivant cela, je triche, parce qu'un point de vue, il y en a de toute façon un, d'accord. Mais ce que je veux dire, c'est qu'au départ l'ambition est toute simple, nulle en quelque sorte: emmener le lecteur faire une balade, quelques petites heures avec deux personnages, dans un moment de grâce, de légèreté, une parenthèse enchantée. C'est bien sûr là qu'est ma tricherie: ce moment léger n'est pas pour moi dénué de signification, mes personnages ne sont pas n'importe qui. Par contre, il n'y a pas de propos A PRIORI, rien à dire en amont.: c'est parce que ces personnages sont ceux-là que quelque chose se met à exister. Et que bien sûr ce quelque chose m'est important, dit quelque chose, d'eux-même, de moi, de la vie si on veut.
Et finalement, c'est là ma grosse prétention, l'ambition qui n'est pas assumée ouvertement: que le grave ou le profond ait l'air léger. Surtout, bizarrement, il m'apparaît que c'est un gros pari (trop gros pour moi d'ailleurs!) de juste vouloir faire passer un moment comme celui-là par le medium de la bande dessinée: j'ai le sentiment, mais vous me détromperez peut-être par mille exemples, que si la BD est un medium magnifique pour faire passer mille expériences, sentiments, réflexions etc., ce n'est pas un art qui se prête facilement à cette seule chose: créer une bulle de temps, faire partager un moment sans trop d'action ou de discours, hors du temps justement, dégagé d'une « idée », envelopper le lecteur dans ce petit espace, l'y perdre (ou l'y conduire). C'est très modeste et pourtant énorme. Je vous écris ça avec beaucoup de modestie, ce sont des questions que je me suis posées: comment en BD, donner corps à un moment, et que ce moment soit fait de mille petites choses, qu'il ne soit pas vide et vain. En ce sens, par exemple, la question de la pagination était importante pour moi: on peut reprocher que ça peut se lire vite, mais pour moi il fallait que ce ne soit pas trop long: rester dans l'instant, dans une forme d'émotion, sans que ça ne s 'épuise.
Donc, je peux comprendre que vous ne trouviez pas cela « profond », mais au bout du compte ce fut mon petit pari: que de la densité existe sous la légèreté, par la bande, par l'allusion. Dans un sens, c'est sur un fil: ça passe ou ça casse. Ce qui est très intéressant et touchant dans vos interventions c'est que même si ça n'est pas tout à fait passé, ça n'a pas cassé assez pour empêcher le dialogue et la réflexion. Donc, grazie mille!
J'ai été bien bien long, mille excuses, ce n'est pas mon habitude. Mais tout ce petit pensum est le fruit des réflexions que vous avez provoquées: c'est formidable, ça pousse à penser (j'en profite!).
Bonne soirée à tous.
Christian
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eraserhead
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mar 4 Oct 2011 - 6:25

non, Christian, aucune excuse, c'est un plaisir de vous avoir lu et vos réflexions sont très justes et particulièrement intéressantes.
je reviendrai sur quelques points, d'ici samedi je l'espère car je manque de temps en cette fin de semaine.
Merci en tout cas pour votre réponse, et je serai ravi de vous rencontrer samedi.
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Superphane
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mar 4 Oct 2011 - 9:14

Plusieurs remarques à la suite de votre éclairante intervention !

Vos références sont à chercher du côté de la littérature et du cinéma. Vous parlez peu des auteurs de bande-dessinée qui peuvent influencer votre travail. Je goûte particulièrement cette approche littéraire de la bande-dessinée dont les frontières ont largement été repoussées ces vingt dernières années. Cependant, il est vrai que le lien avec Cocteau ou même Bunuel me semble plus évident que celui que vous tentez d'établir avec Greenaway. On retrouve chez Greenaway - que je n'aime pas particulièrement à l'exception de Drowning by numbers - un goût pour le plaisir esthétique loin de tout discours. Pourtant, votre oeuvre ne me semble pas si dénuée de paroles qu'elle en a l'air. Elle touche même à une question fondamentale : le sens d'une vie.
Je reprends aussi l'idée de "la densité sous la légereté".
Nous étions dernièrement en désaccord (avec nos amis libraires) autour d'un album d'un auteur plebiscité lors d'un vote précédent !
Dans "le goût du chlore", Bastien Vivès s'emploie à décrire dans un espace clos (la piscine), l'ébauche d'une relation amoureuse qui ne pourra s'établir. J'y vois là une ambition semblable à la votre avec un parallèle dans le déroulement de l'histoire qui m'apparait comme évident. Un moment court, modeste et délicat.
Même si je préfère le Louvre à la piscine municipale de Clermont-Ferrand, j'ai pourtant été touché davantage par le livre de Vivès (j'ai pourtant apprécié votre ouvrage, que ce soit clair) parce que peut-être, les personnages du livre de Vivès sont, pour vous reprendre, "n'importe qui". En ce sens, leur parole me touche plus que celles de vos personnages.
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Joco
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mar 4 Oct 2011 - 17:07

Merci Christian pour cette très intéressante réponse. Finalement et sans rire cette fois, sans ces multiples références, j'ai l'impression d'avoir mieux apprécié et appréhendé que d'autres ce magnifique livre. Mais je ne suis pas un exemple !
A samedi pour d'autres échanges.
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botachris
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mar 4 Oct 2011 - 20:59

Je n'ai quasi aucune des références citées par Christian et par le camarade Eraserhead , dieu que je suis inculte Smile

Mais ça ne m'a pas empêché , loin de la , d'apprécier cet ouvrage . Je prends très souvent l'option qui consiste à ne pas fouiller, à me laisser flotter au gré de mes impressions immédiates de lecture et avec Christian ça fonctionne parfaitement

Désolé de ne pas avoir su repérer la profondeur sous la légèreté mais la légèreté a suffi amplement à mon bonheur

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eraserhead
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 7:08

botachris a écrit:
Je n'ai quasi aucune des références citées par Christian et par le camarade Eraserhead , dieu que je suis inculte Smile

je re-précise :

il n'est pas besoin de référence quelconque pour apprécier tel ou tel récit, en l’occurrence celui-là.
De plus, les oeuvres citées sont assez lointainement en lien avec Un Enchantement, ça a été dit souvent.
Si j'y ai fait appel, parmi d'autres, c'était pour répondre à un argument consistant à dire que ce récit était original, ce n'est peut-être pas le terme choisi mais c'est ce que j'ai retenu. Je voulais freiner un peu l'enthousiasme autour du livre qui me semblait exagéré, et pour, dans notre optique, qui consiste à choisir un livre parmi une cinquantaine, le remettre à sa place (selon moi).

Avoir des références pour raconter une histoire, non seulement c'est inévitable, mais c'est bien mieux... (on sera sans doute amené à en discuter à propos du Blutch).

Par contre, dans le cas d'Un Enchantement, on ne peut pas dire que c'est original, ni dans l'idée, ni dans le traitement scénaristique, et Christian le dit. Les qualités, il y en a - je l'ai toujours dit - sont ailleurs.


Dernière édition par eraserhead le Mer 5 Oct 2011 - 7:09, édité 1 fois
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eraserhead
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 7:08

[erreur de manip, je n'arrive toujours pas à supprimer un message raté]
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naphtalene
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 18:48

Cher Christian, je suis positivement ravie de ton ( je peux ? ) intervention sur le sujet ! Moi aussi je me sens toute bête (et c'est rien de le dire!) quand je lis les brillants posts de notre ami Eraserhead (), et la fin de ton message est une grande consolation !

Il se trouve en effet que je n'aime rien tant dans une BD que de me laisser porter par les intentions du conteur : l'alchimie fonctionne parfois incomplètement, parfois parfaitement (et parfois pas du tout !). Les références que je décèle parfois (oui, quand même... ! ) ici ou là ont d'ailleurs tendance à interférer avec mon voyage intérieur - ou plutôt le ramènent à une autre dimension, moins ... lyrique (?). Quoiqu'il en soit le plaisir de lecture fut grand avec cet enchantement, il a donc bien sû remplir son rôle à tous les niveaux et satisfaire les lecteurs exigeants tout autant que les ... candides dont je fais partie ! félicitations cheers !
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Can
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 19:24

ça promet de belles discussions samedi , j'espère que Christian aura quand même le temps de dessiner un peu Laughing.

Merci en tous cas de ton intervention fort enrichissante sur le cheminement de ton album , ça donne envie de le relire.
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BenBecker

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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 19:30

Sobre mais efficace : Merci Christian !!! Wink
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botachris
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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 19:37

naphtalene a écrit:
Cher Christian, je suis positivement ravie de ton ( je peux ? ) intervention sur le sujet ! Moi aussi je me sens toute bête (et c'est rien de le dire!) quand je lis les brillants posts de notre ami Eraserhead (), et la fin de ton message est une grande consolation !

Il se trouve en effet que je n'aime rien tant dans une BD que de me laisser porter par les intentions du conteur : l'alchimie fonctionne parfois incomplètement, parfois parfaitement (et parfois pas du tout !). Les références que je décèle parfois (oui, quand même... ! ) ici ou là ont d'ailleurs tendance à interférer avec mon voyage intérieur - ou plutôt le ramènent à une autre dimension, moins ... lyrique (?). Quoiqu'il en soit le plaisir de lecture fut grand avec cet enchantement, il a donc bien sû remplir son rôle à tous les niveaux et satisfaire les lecteurs exigeants tout autant que les ... candides dont je fais partie ! félicitations cheers !

Dans mes bras Naphtalène Smile , tu me confortes dans ma manière de lire et d'apprécier les BD

Ah oui , au fait le Bota s'appelle aussi Christian Very Happy
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Christian Durieux



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MessageSujet: Re: Un enchantement de Durieux   Mer 5 Oct 2011 - 21:01

Chers tous,
une réponse rapide cette fois (ouf pour vous!) car le temps me manque: merci beaucoup pour vos messages, les... candides! Bien sûr, c'est la plus belle façon de lire et nous pouvons rester "purs" dans une lecture. dans le Louvre, quand je le visitais, je rêvais d'un musée sans note explicative, sans nom accolé sous la toile: que le regard soit innocent.
des références, des influences, on peut en parler longtemps (et ce peut être un vrai plaisir de les partager) mais elles sont loin d'être indispensables à la lecture. Et tant mieux. C'est mon petit terreau et je ne sais même pas moi-même ce qu'il donne, comment il travaille (j'en fais l'expérience à un autre stade depuis trois ans m'étant exilé de Bruxelles pour vivre dans un petit village de Gironde où je travaille à mon modeste potager!).
Pour mon peu de référence à la BD auquel tu (je me permets aussi?) faisais allusion, Superphane, c'est vrai, je n'ai pas parlé de BD et pour ce qui est du Vivès, mille fois raison et je comprends ton sentiment. A propos de BD, je pense à deux livres qui sont aussi des chemins, qui demandent à l'auteur un sacré talent pour prendre le lecteur par la main (bien plus grand que le mien et avec une réussite pour moi magnifique), de façon aussi fantasmatique, c'est le "Pachyderme" de Peeters et le "Vitesse moderne" de Blutch qui sont de vrais voyages oniriques originaux et denses.
Je crois comprendre que je verrai certains d'entre vous samedi et j'en suis ravi! J'espère que nous pourrons prendre un verre autant que discuter et dessiner. Bonne soirée (nuit?), je retourne à mes petits dessins.
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