Pfffiou,faire le pont entre la dictature de la majorité et l'élection de samedi soir et mon post,il fallait oser...en gros,cela reviens à dire que nos votes (et je m'inclus dedans) pour Portugal, ne sont pas le fruit,ni d'un ressenti personnel parfaitement légitime, ni d'une réflexion interne propre,mais la simple opinion au fond toute faite, de personne au finale soulagée de ne pas avoir à se former une opinion propre !
Parce que la dictature de la majorité, c'est en cela que ça consiste...donc, dois-je en conclure que tu estime que ce vote ne repose pas sur l'opinion propre que chacun d'entre nous s'est construite à travers tous les débats ayant eu lieu sur ce forum cette année ?
Bref, bref, bref...je ne vais pas épiloguer...du recul, je pense que chacun en prend, à sa façon, et je n'aurais pas la prétention de donner des leçons à qui que ce soit en la matière...certains en prennent tout au long de l'année avec les commentaires sur le forum, et se forge une opinion au fil des mois, d'autres arrivent au shériff plus indécis et se décident ou changent d'avis durant la soirée...
Enfin,entendre les arguments de chacun ne veut pas dire les accepter...ce n'est pas forcément un manque de recul que d'être en désaccord, pour des raisons subjectives ou objectives...
Voilà,pour information moi aussi je souris et pour le débat philosophique, c'est quand tu veux,mais ailleurs qu'au comptoir

« La phénoménologie (...) c'est d'abord le désaveu de la science. Il est primordial de noter que le terme « désaveu », lié à une question méthodologique dans le retour aux « choses elles-mêmes », n'a ici aucune connotation péjorative. Aussi Merleau-Ponty précise-t-il que « si nous voulons penser la science elle-même avec rigueur, en apprécier exactement le sens et la portée, il nous faut réveiller d'abord cette expérience du monde dont elle est l'expression seconde. » Maurice Merleau-Ponty.
Voilà j'y vais de ma petite citation et de ma petite référence à un auteur, histoire d'en jeter un max ^^ Plus sérieusement, voilà pourquoi je pense que l'objectivité scientifique, expression seconde du monde après le primat de la perception et de l'intention, n'est pas indispensable pour parler et juger de l'art. Il y a dans l'art, une "expression première" et "une expression seconde", "inconsciente" et "consciente", "intuitive" et "réfléchie". Il n'y a pas un primat de l'objectivité sur la subjectivité, ni l'inverse d'ailleurs. Mais l'art parle. Il est parlant. Au delà des codes langagiers, des codes culturels, de tous les codes ou analyse que tu veux, l'art est parlant, et nul besoin d'avoir une connaissance théorique, scientifique ou objective de l'art pour qu'il nous parle et de fait, qu'il puisse nous parler, et pour que nous puissions en parler.
Maintenant, penser que mon propos est de dire que tout se vaut mon cher Superphane, s'est passer à côté de la pensée que je tente de formuler pour l'occasion et de ma tentative de respecter justement l'investissement de chacun dans ce jury, de sa différence dans son approche et de sa manière d'appréhender ce projet.