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 [chronique] Rétrospective : Outland par James Steranko.

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MessageSujet: [chronique] Rétrospective : Outland par James Steranko.   [chronique] Rétrospective : Outland par James Steranko. EmptyLun 16 Fév 2009 - 8:05

Outland est un film de science-fiction de Peter Hyams (1981.)

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La station de forage de la Con-Amalgamate, située sur Io, une lune de Jupiter, connaît une série d'accidents mystérieux lorsqu'arrive le nouveau marshall, William O'Niel (Sean Connery).

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O'Niel, dessiné par James Steranko.

Très vite, l'homme se heurte à l'administrateur, Mark B. Sheppard (Peter Boyle), qui lui demande de mettre la pédale douce avec les mineurs : la station bat des records de productivité et le personnel a bien le droit de décompresser pendant son temps libre sans avoir la police sur le dos... (En fait, le personnel semble décompresser souvent sans scaphandre et de façon... explosive.)

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O'Niel se retrouve seul, jusqu'à son épouse qui l'abandonne pour retourner sur Terre... Mais il trouve un allié en la personne du docteur Lazarus. (Frances Sternhagen.)

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Le docteur Lazarus dans le film...
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Et dans la BD...

Avec son aide, il met à jour un trafic de drogue qui explique les rythmes d'extraction stakhanovistes des mineurs... et leur tendance à faire le grand saut très souvent ! Le tout est couvert par l'administration corrompue de la station.

La lutte du marshall contre les dealers porte rapidement ses fruits... Mais comme O'Niel devient gênant, on lui envoie des tueurs par la prochaine navette... Lâché par tous, le policier devra les affronter seul, le docteur Lazarus ne pouvant que lui apporter une aide limitée...

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L'arrivée dramatique de la navette...

Sur son terrain, O'Niel parvient à retourner la situation : il oblige les deux tueurs à se séparer et les abat l'un après l'autre...

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Il survit à une ultime trahison avant de mettre un "poing" final aux méfaits de Sheppard.

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Corps à corps féroce au-dessus des panneaux solaires de la station...

Outland est le remake de Le train sifflera trois fois (High noon), un western de Fred Zinneman avec Gary Cooper. Le sheriff doit affronter l'outlaw Frank Miller (!) qui veut lui faire payer son emprisonnement. Trois complices sont déjà en ville, attendant l'arrivée de leur chef par le train de midi. Tous les bons citoyens de la ville se dérobent, refusant de s'exposer pour celui qui s'est dévoué des années à leur service. Seule une prostituée, méprisée par tous, aidera le sheriff à triompher... On a vu dans ce classique du western une dénonciation implicite du maccarthisme. L'épisode d'Avengers/Chapeau Melon et Bottes de Cuir, "Je vous tuerai à midi"/"Noon-Doomsday" est un remake de ce film.

* Du western, O'Niel conserve le titre de Marshall (il devient "prévôt" dans la VF, ce qui paraît anachronique) et un fusil à pompe (ce qui est idéal dans un milieu où il faut éviter tout risque de décompression !)
* Peter Hyams joue sur l'ambiance claustrophobique de la station à laquelle on a conféré un look industriel très à la mode depuis Alien. John Mollo, le costumier de StarWars, crée les costumes de la station.
* Le film bénéficie d'effets spéciaux soignés, notamment d'un procédé nouveau qui permet d'intégrer les acteurs dans les maquettes des décors.
* Le script n'évite pas quelques erreurs scientifiques de taille : pour commencer, rien ne prouve qu'un corps exposé au vide explose sous l'effet d'une décompression, ensuite les détenus sont enfermés par le marshall dans des cellules privées de gravité alors que le reste de la station bénéficie d'une gravité normale. (Comme nous l'a signalé le petit Patrick M. de Mérignac. Wink) Ces approximations nuisent à l'ambiance "réaliste" du film."
* Autre incohérence, O'Neil pense que les morts suspectes ne sont pas des suicides parce qu'aucun des ouvriers n'a laissé de lettre expliquant son geste... Or, il est rare qu'un suicidé rédige des lettres d'explication, à fortiori dans un milieu prolétaire...
* La Con-Am, la compagnie qui gère la station, apparaît dans un autre film de Peter Hyams, Capricorn One. Elle élabore des capsules spatiales pour la NASA. on peut donc établir une filiation entre les deux films.
* James Steranko signe l'adaptation en bande dessinée de ce film. Ses partis pris de narration sont originaux : les pages sont associées par paires en un double panel présentant un plan large tandis qu'un strip en bas de page présente une succession de vignettes, des gros plans qui mettent en valeur les dialogues. Le dessin joue sur les masses d'ombre, installant une ambiance sombre, proche du polar.La bande est d'abord parue en épisodes dans Métal Hurlant avant d'être reprise en album chez les Humanoïdes Associés.
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